Bernardo Naréa expose ses vestiges urbains

Bernardo Naréa un artiste plasticien chaleureux et inspiré  Photo Marc Bonnetain (CLP)

 

Bernardo Naréa est arrivé de son Chili natal au début des années 90. Il est issu d’une famille d’intellectuels et d’artistes. « Ma grand-mère, photographe hébergea un certain Néruda et mon arrière-grand-père publia les récits de Gabriela Mistral qui reçut le prix Nobel de littérature en 1945. Installé à Mâcon après une solide formation à Santiago j’ai bénéficié des conseils de plusieurs artistes locaux à l’école d’arts ».

Après ses maitres, Bernardo a été aussi inspiré par la nature et les métiers, troncs épurés sur les rives du Pacifique, chemin de fer qui furent le thème d’une exposition il y a quelques années, matériaux de récupération qui sont le thème de « Vestiges urbains » expo vernie mardi soir à la galerie Mary-Ann en présence de l’adjoint à la culture Hervé Reynaud. Son travail est très personnel qui mêle les canettes de bière écrasées par les voitures à la pâte à papier fabriquée par ses soins et se fondant aux journaux déchirés et aux pigments maison. Il réalise avec ses rebuts des objets sensibles assemblés avec passion et passés sous la presse pour les transformer en bas-relief. C’est du travail contemporain chaleureux, surprenant et qui révèle toute la profondeur de l’artiste.

« Ses pièces archéologiques parlent du passage du temps, du rebut, de notre civilisation. C’est une œuvre à la fois concrète et abstraite qui n’est pas une pensée écologique ou sociologique mais une gourmandise de matières, de formes et de couleurs » estime la plasticienne Martine Chantereau.

Marc Bonnetain (CLP)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.